New book on VOKS by Jean-Francois Fayet (All-Union Society for Cultural Relations with Foreign Countries)

VOKS Le livre   

VOKS : le laboratoire helvétique
Histoire de la diplomatie culturelle soviétique durant l’entre-deux-guerres

4e de couverture

Percer une brèche dans le mur d’hostilité et d’ignorance qui entoure tout ce qui touche à la Russie au sortir de la guerre civile, voici la mission confiée à la VOKS, la Société soviétique pour les échanges culturels avec l’étranger. Cet exercice de séduction lancé par la diplomatie soviétique en direction des intellectuels, des artistes et des scientifiques, se heurte à d’extraordinaires résistances, en Suisse, comme dans la majorité des pays occidentaux, et rapidement en Union soviétique-même.

Le livre se présente sous la forme d’un triptyque. La première partie est articulée autour de la mission du Dr S. J. Bagotski, qui sert de laboratoire à la VOKS. Exerçant depuis l’été 1918 les fonctions de délégué de la Croix-Rouge soviétique, puis d’une multitude d’organisations de secours en faveur de la Russie, ce proche de Lénine initie un certain nombre de « pratiques culturelles », ultérieurement pérennisées par la VOKS. Mais en raison de son statut d’unique représentant soviétique en Suisse, le docteur est amené à élargir le champ de sa mission, ce qui ne manque pas d’alimenter les critiques et les fantasmes sur ses activités.
La deuxième partie s’intéresse aux multiples réseaux tissés en Suisse par la VOKS, les sociétés d’amitié, d’étude ou d’échanges culturels avec la Russie nouvelle. Divers acteurs locaux s’improvisent passeurs culturels entre l’Union soviétique et la Suisse : personnalités de la culture, des sciences et des arts suisses, enthousiastes de l’édification d’une nouvelle civilisation ou simples curieux anticonformistes, auxquels se joignent militants de gauche, mais aussi représentants des milieux économiques à la recherche de débouchés et immigrés russes désireux de renouer avec leur pays d’origine.
La dernière partie de l’ouvrage décline, sur le modèle d’un guide, l’offre culturelle soviétique. Au-delà de l’étude des formes d’expression (publications, conférences, expositions, films et spectacles), des acteurs — individuels et institutionnels — qui les produisent, et des valeurs qu’ils véhiculent, l’auteur reconstitue les étapes du transfert des objets du catalogue culturel soviétique, des bureaux de la machine propagandiste aux salles de lecture et de spectacle helvétiques. A partir des années 1930, le culte de l’émancipation sociale et de la modernité soviétique ainsi propagé masque les tragédies staliniennes dans lesquelles disparaissent nombre de protagonistes de cette histoire.

Historien né en 1965, docteur ès lettres, enseignant au département d’histoire de l’Université de Genève depuis 1992, de Fribourg en 2012-1013, Jean-François Fayet est l’auteur de nombreuses publications sur la politique étrangère soviétique, le communisme international et l’anticommunisme. Le présent ouvrage est le fruit d’une recherche menée en Russie dans le cadre d’un projet du Fonds national suisse intitulé “La VOKS et les Amis suisses de l’Union soviétique”.

 

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